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  • Photo du rédacteurDelphine Chenu

ANASTASIA, une femme inspirée par la Nature, pour des Naissances plus Libres et Humaines.

Dernière mise à jour : 12 juil. 2023


CHAPÎTRE 1: Vocation “Sage-Femme”

- accouchement à domicile

- naissance naturelle

- sagesse ancestrale




Delphine

Chère Anastasia, rentrons dans le vif du sujet, comment t’est venu l’envie, le désir d’être sage-femme ?


Anastasia

J’ai choisi d’être “sage-femme” à l’âge de 13 ans pendant un stage d’observation, c’est la première fois que je voyais un accouchement. Au départ je voulais être médecin, et je me suis vite rendue compte que je ne voulais pas “soigner les pathologies” mais bien accompagner la naissance physiologique, “telle que la nature l’a créée”. J’étais curieuse de ce grand mystère, c’était un appel profond que j’ai ressenti en moi.

Au delà d’un métier, pour moi, sage-femme est une manière d’ÊTRE au monde.


Aujourd’hui, j’ai l’honneur d’être sage-femme en France, et je fais partie des quelques sages-femmes (nous sommes moins d’une centaine) qui accompagnent les accouchements à domicile dans les Hauts de France.


Ma “tombée en amour” avec ce métier apparut lors d’un cours sur la physiologie de la naissance alors que j’étudiais la médecine sur les besoins fondamentaux du bébé.

J'ai été parcourue de frissons et d’émotions et c’est ainsi que je me suis rendue compte que je ne voulais pas être médecin : je voulais rencontrer la naissance, et en être la “gardienne du passage”, ça me semblait la place juste pour moi.


Je voulais avant tout, prendre soin de la santé des femmes à ce moment crucial de leur vie que sont la grossesse et l’accouchement.


Je suis donc allée faire mes études de sage-femme en Belgique, un retour aux sources car j’y retrouve des racines familiales. Je sentais que j'allais pouvoir réaliser mon rêve !


Il s'est avéré que c'était très juste pour moi, parce que le métier de sage-femme n'est pas appréhendé de la même manière en France et en Belgique. L’approche de la naissance et du soin en Belgique est orienté différemment dans l’approche de la physiologie de la femme dans les compétences de la sage-femme, ce qui m’a permis de rentrer rapidement dans mon exploration de “mère nature”.

En France, on ne développe pas les mêmes compétences dans les études de sage-femme, on est beaucoup plus formé à dépister la pathologie plutôt qu'à promouvoir la physiologie. C’est une façon différente d’appréhender la santé d’un individu.


Delphine

Quelle est la manière idéale d'accompagner un accouchement pour toi ?


Anastasia

Très bonne question. Et je ne suis pas sûre de te donner une bonne réponse !

Alors il faut que je te parle un peu de mon histoire en tant que femme et sage-femme, puisque les deux coexistent, c’est je pense ce qui aujourd’hui me permet d’accompagner dans une dynamique plus globale les familles dans leurs expériences.

Et oui, nous avons souvent tendance à séparer notre univers professionnel et personnel, en oubliant que, finalement, c'est la même personne qui vit tout ça !


En fait, quand j'étais présente aux premiers accouchements pendant mes études, j'ai assez rapidement senti, en allant dans les hôpitaux, en voyant les femmes avoir des péridurales, être allongées sur le dos,… En moi, ça sonnait faux.


Bien que je constatais que ces accouchements “se passaient globalement bien”, il y avait cette petite voix intérieure qui criait”: « Mais non, ce n’est pas ça la naissance ! »


Ce cri intérieur m’a éveillée puis guidée au fil de mes explorations.

J'ai beaucoup lu, j'ai beaucoup étudié les thématiques de l'accouchement et de la naissance, les hormones qui créent ce processus incroyable, et aussi la théorie de l'attachement instinctif à la base du lien familial.


Soutenue et inspirée par mes professeurs de l'époque, j'ai eu envie de découvrir ce que c'était vraiment la naissance naturelle, dans son essence. Après tout, depuis la nuit des temps, les femmes enfantent le monde.

Cette idée était pour moi insaisissable, comment cette sagesse est-elle transmise en nous depuis tant de millénaire, la même au fil de l’évolution ?

Comment s’exprimait-elle dans le corps de la femme ? Et du bébé ?


Je me suis alors rapprochée de certaines sages-femmes qui faisaient des accompagnements en maison de naissance à l'époque en Belgique, et je suis partie interviewer les quelques personnes qui étaient pour moi des sources d’inspiration, notamment Maïtie Trelaun, qui m’a beaucoup appris. Tout ça, pour tenter de découvrir l’essence du processus naturel de l’enfantement, et ce que ça pouvait être d'accompagner une naissance quand elle est préparée pour être naturelle.


Dans mon parcours, cette curiosité là, m'a menée assez loin…

Car je voulais le VIVRE, le SENTIR, auprès des familles, dans un premier temps.

Alors, pour suivre cette intuition, un peu comme une boussole intérieure:

“C'est quoi RÉELLEMENT, mettre au monde un enfant ? ”

J'ai été poussée à voyager !


D'abord, je suis partie au Québec où j'ai travaillé en maison de naissance et à domicile.

Le Québec a une autre vision de la santé humaine et de la santé familiale, c’est là-bas, que j'ai redécouvert ce que c'était d’être une SAGE - FEMME qui accompagne la santé de la femme, c'est à dire revenir à la base: QUI EST LÀ et QUI ACCOUCHE ?


C'est cette femme, c'est cet homme et c'est ce bébé qui sont au centre de l’expérience.


Partant de cet essentiel, la sage-femme se place autour de cette famille-là et elle accompagne un processus qui ne dépend pas d'elle, un processus qui appartient à la nature et qui a juste besoin d'être accompagné avec des connaissances et une sagesse qui est là depuis déjà très longtemps, avant même la médecine.

Sagesse compatible et combinable à souhait avec les postures et connaissances médicales et cliniques actuelles qui sont aussi un trésor de compréhension.


Suivez la Saga de l'été en découvrant Anastasia, Gardienne des Passages,

Chapitre 2, mercredi prochain à 11H30 !


***


Retrouvez Anastasia ici 🌹:


Instagram: Anastasia_Dussaussoy




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